Corps d’érable


Le corps humain, une fois percé dans sa colonne, coule tranquillement goutte à goutte tel un arbre taillé au printemps giclant sa sève.  Je l’ai vu de mes yeux et ressenti dans mon âme cette semaine recroquevillée en petite boule sur un lit d’hôpital tenant fermement la main d’un inconnu.  Entre chaque décharge électrique indiquant le changement de tube pour récolter la sève de mon corps bien enfouie entre deux verterbres de ma colonne vertébrale je tentais de m’éloigner dans mes pensées et loin de ce corps malade.

Les yeux fermés je pensais à des îles paradisiaques où je m’enfonçais les pieds dans le sable, le bonheur à la dérive.  Le bruits incessant des machines qui étaient toutes au garde à vous autour de moi perdu avec le bruit des vagues de mon subconscient.  Ce sont durant des jours comme ceux-là qu’on se promet de profiter des jours heureux.

On s’émerveille devant la complexité du corps en même temps qu’on se demande quand il te laissera tranquille.  Quand il décidera enfin de t’aimer au lieu de te rejeter.

Alors tu continue à manger tes fruits et tes légumes, de faire tes exercices quotidiennes, de le laver, de le reposer, de le dorloter en souhaitant qu’une bonne fois pour toute il réagisse avec une santé de fer!

 

Nadz

 

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