À contre-courant


C’est vrai que l’inconnu fait peur. Depuis qu’on est tout petit, notre vie semble planifiée à l’avance. À part les cinq premières années où nos seules obligations se limitent à manger, dormir et jouer, par la suite, c’est comme si on se transforme presque en robot. Entre l’école, les pratiques de sport quelconque, les devoirs, il ne nous reste que 2 mois par été jusqu’à l’âge de 18 ans pour respirer un peu. Et ça, c’est si on n’est pas déjà inscrit dans un camp de vacance!

Quand le diplôme secondaire se dépose finalement dans nos mains, on prends un grand souffle pensant que la course folle se termine ici et qu’enfin, on pourra profiter un peu de la vie. Septembre arrive, les études postsecondaires débutent et nous voilà reparti dans la montagne russe planifiée de la vie. Y débarquer est tout à fait inconcevable, pourquoi faire dans le différent quand on peut facilement faire dans le pareil?

Le morceau de papier qui vient de te coûter un bras pis possiblement même une jambe, des tonnes de nuits blanches, des brûlements d’estomac, une quasi sirose du foie et tant qu’à être dans la chance une couple de MTS, se dépose lui aussi dans tes mains moites parsemées d’eczema.

Enfin, tu vas pouvoir respirer un peu, profiter de la vie, suivre ta voie au lieu du train populaire obligatoire. Après plus d’une vingtaine d’années à bord, ton billet de saison commence à s’effriter.

Toc toc toc, on cogne à la poste, la dette arrive, les gens se mettent tous en ligne pour sillonner le chemin de croix. On boss, on travaille, les 2 mois de vacances du début de vie s’évaporent pour devenir un beau gros 2 semaines. On dit merci, on est tellement choyé!

Vous êtes-vous déjà arrêté un moment pour sauter en bas du train et le regarder passer ? Avez-vous peur de ce qu’il pourrait arriver si soudain c’est vos rêves qui passeraient en premier ? Si demain vous auriez une page blanche devant vous, qu’est-ce que vous y inscririez ?

Avouez que tout laisser aller le familier, le confortable, c’est rebel. Qui ose parler plus fort ? Juger c’est facile, suivre l’est encore plus, mais sauter et aller à contre-courant….ça c’est une vie qui vaut la peine d’être vécue!

Bon dimanche

Nadz

Publicités

Un commentaire Ajoutez le vôtre

  1. m1nt1e dit :

    Yep…j’pense qui faut se référer au  »je m’en calice » un peu plus souvent. C’est certain qu’on se fait juger quand on décide de ne pas suivre la majorité…mais on a juste une vie à vivre. Je préfère en profiter au lieu de la stresser.

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s