Au pas de course


Le fameux jogging. Il était mon ennemi numéro un, le terroriste sur ma liste d’exercices, jusqu’à encore quelques semaines passées. Je me demande encore comment il a pu se faufiler si sournoisement dans mes journées? Pour l’instant je jette le blâme sur le plateau que j’ai atteint v’la plus d’un mois.

Vous savez le fameux plateau ( pour ne pas dire le col… de tab…c de plateau), celui durant lequel peu importe les efforts physique ton corps te boude. Il se retient de relâcher le mou, l’emprisonne, l’aime inconditionnellement.  J’ai bien beau me faire suer à grandes gouttes, me chavirer à bouger, manger tellement de fruits et de légumes que mes cheveux tirent sur le vert, RIEN, plus RIEN qui bouge sur la balance.  Mais moi je bouge, pis en $/%$?%&?.

Pourtant je n’ai jamais été autant en forme.  Mon corps n’a pas l’habitude de bouger autant.  J’ai toujours été une fille plutôt cérébrale, pas physique.  Les livres, à moins qu’ils pèsent beaucoup et que ça me force les bras à les tenir, ne qualifient pas vraiment comme exercice.  Mais là les livres, je les aime encore tout autant, se sont le livres sur la pesée que je commence à haïr.

Ce matin-là, je me suis surprise à retenir mon souffle en embarquant sur la pesée hebdomadaire.  Pas possible que le chiffre avait encore augmenté.  NON NON je n’accepte pas la défaite.  Je débarque de la pesée et me déshabille, ça doit être à cause de mon pyjama, il est trop pesant c’est certain.  Ah pis ma robe de chambre aussi, non je n’avais rien dans les poches mais bon, juste la robe de chambre doit bien peser à elle seule, j’sais pas moi, une demi livre.  Tant qu’à faire, j’enlève aussi l’élastique dans mes cheveux, je ne prends aucune chance.

Je suis gelée, je vois le gazon recouvert d’une couche blanche à l’extérieur, c’est tôt le matin.  Toute nue, j’embarque à nouveau sur mon objet de supplice.  Pas aussitôt embarqué, je débarque et j’vais pisser.  Ben oui, c’est certainement cette grosse envie de pisser qui me fait peser autant.  Je me dépêche, il fait frette en col$%/$ à matin dans la maison.

Bon ok, là, tout est sous contrôle, je m’approche sur le bout des pieds, tranquillement, comme un animal qui guette sa proie.  La balance semble presque rire de moi.  Je me risque enfin à embarquer.  Cinq secondes d’attente qui semble durer une éternité.  PAF claque en pleine face, le chiffre n’a pas bougé.  Je me remémore, telle une personne sur les dernières secondes de sa vie et qui l’a revoit passer, tous les desserts ignorés, toutes les soirées passées à ne RIEN grignoter, tous les gallons d’eau ingurgités.  Non mais ça me fait royalement chier!!!!!!!

Je dois en venir à l’évidence, mon corps me boude.  Monsieur à décidé que c’est lui qui mène.  C’est à ce moment que j’ai décidé d’ajouter la course à pied dans mon régime de retour à la santé.  J’avais réussi à l’éviter trop longtemps mais là les grands maux les grands moyens.

Le premier matin, ce fût pénible, TRÈS pénible même.  C’est comme si mon corps pesait un quart de tonne à chaque fois que mon espadrille rencontrait l’asphalte.  Mes mollets mous se sont révoltés, mon coeur voulait me sortir de la poitrine et ma tête m’injuriait.  Le temps était maussade, l’air humide et mon iphone avec lequel je tentait d’écouter de la musique passait son temps à gelé.  Bref, j’étais d’une humeur massacrante.   J’en étais rendue là, moi qui avait toujours été contre ce sport que je considérais digne des cons.

Après une quinzaine de minutes, mes mollets étaient maintenant réchauffés, mon coeur suivait agréablement la cadence et ma tête … sur pause, quoi c’est possible !!!!  Le soleil s’est mit à percer les nuages, le vent tomba, et je me suis surprise à sourire.  J’étais surprise que mon corps accepte le défi, que ma tête me donne un break, j’étais agréablement bien et fière.

Depuis, ça fait maintenant presqu’un mois que le jogging matinal fait parti de ma vie.  J’vous mentirais si je ne vous disais pas que je pense que c’est le début d’une grande histoire d’amour.  J’en rougis presque, moi qui était la première à lui jeter des pierres, je suis la première à avouer que j’avais tort.  Même si la balance semble encore me bouder, mon corps continu de changer et ma santé à s’améliorer, que demander de mieux ?

Bonne course!

Nadz

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2 commentaires Ajoutez le vôtre

  1. Anonyme dit :

    Toujours aussi divertissante la cousine!!!

    1. Haha merci !

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