Euh merci!


De plus en plus souvent je croise des gens un peu partout qui me parlent de mon blogue.  Ils ont aimé un certain article, n’en ont pas aimé un autre.  Bref, j’ai souvent des commentaires et j’apprécie énormément.  Le plus bizarre dans tout ça et surtout ce qui me prend souvent par surprise, c’est de rencontrer des gens, que je ne connais pas, qui me parle de mon blogue et qui sont en quelque sorte des fans.

À chaque fois, j’en suis toujours un peu mal à l’aise.  Probablement parce qu’au même moment, je me rends compte que, oups, ce que j’écris est réellement lu par d’autres personnes que mon entourage immédiat.  Du coup, mon cerveau se met automatiquement en marche arrière et revisite tous les mots qui sont sortis de mon petit univers pour aller gambader dans le grand champ de l’univers  »internetial ».  J’me questionne sur tout ce que j’ai pu écrire et j’me dis que j’aurais peut-être dû fermer ma grande yeule.

Tous ces gens qui me connaissent malgré moi, malgré eux parfois.  Ce genre de journal intime virtuel qui parfois n’est que fantaisie et simplement une âme mise à nue.  À vous, dans le fond, de reconnaître le vrai du faux, le rêve de la réalité, le noir du blanc.

Surtout, je me suis rendue compte que je n’écris aucunement pour les autres mais pour moi.   Un acte intime qui est obligatoire pour ne  pas que j’explose.  Vous savez les papillons qu’on ressent dans le creux de son estomac aux aurores de l’amour?  Ben moi je les ressens à chaque fois, quand j’écris, une addiction dont on ne peut se passer une fois qu’on en a ressenti l’ivresse.  Je ne sais pas si c’est ce que les artistes ressentent et que malgré le trac fou parfois, n’ont pas le choix de se lever et de continuer, toujours en quête constante de cette sensation enivrante mais moi je sais que ma vie sans écriture est trop grise à mon goût.

Encore la semaine dernière, je fus accosté par une  »fan » qui me parlait passionnément de ma grande demande avec des étoiles dans les yeux.  Encore une fois pour moi, une réponse balbutiée toute de travers et un petit merci glissé entre tout ça.  J’en arrache! Bravo Nadz!  J’ai l’impression de toujours avoir l’air un peu conne quand ça m’arrive, je bégaie presque, les joues rouges et le cerveau vide de mots de remerciements ou de petites phrases gentilles.  Après coup, j’me dis, ben voyons Nadz c’est pas toi ça, si elle était une fan ben oublie ça, avec les mots pas rapport que tu viens de lui lancer c’est certain qu’elle va te deleter de ses favoris et plus jamais te lire.  Je pense que je me suis aperçue que je suis pas mal plus gêné et réservé que je l’ai toujours cru.  Un petit côté de moi qui s’est toujours caché derrière ses mots.

Alors, ici, maintenant, j’en profite pour vous dire un merci en bonne et dûe forme.  Merci de me lire, merci de vous reconnaître dans mes histoires les plus folles et les moins folles.  Merci de prendre le temps de venir me voir, même si vous ne me connaissez pas et d’avoir le courage de me dire un petit salut.  Oui je l’apprécie même si j’ai l’air d’avoir une face de constipée haha!

Je dois par contre vous avouer, en toute honnêteté que j’ai besoin d’écrire, même si vous êtes plus de 20 000 à avoir cliqué son mon petit blogue insignifiant, même si le chiffrier indiquerait un gros ZÉRO les mots se bousculeraient quand même dans mon univers.  J’ai besoin d’écrire, je ne sais pas vraiment pourquoi ni s’il y a une raison à tout ça.  Ce n’est pas un choix que je fais du genre, OK il faut que je m’assois pour écrire, c’est obligatoire.  Quelques jours sans écriture et je ne me comprends plus.  Comme quelqu’un qui essaierait d’arrêter de fumer.  J’suis pas capable !

Alors, pour ceux et celles qui me lisent, un gros MERCI.  J’espère que vous passerez un joyeux temps des fêtes en familles et entres amis.  Que vous aurez des fous rires jusqu’aux petites heures du matin, que vos enfants vous réveilleront tôt le matin pour déballer leurs cadeaux.  Je vous souhaite aussi du temps pour vous, tranquille, loin du tralala de la vie de course quotidienne, pour recharger vos batteries.

La prochaine fois que j’ai la chance de vous croiser, de grâce, ne partez pas en courant quand je bégaierai des mots incohérents.  Entre le euh et le merci, il se cachait une tonne d’autres mots qui ne sortirent jamais!

Joyeux Noël xxx

Nadz

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