Grandes dents


Hier soir je relaxais dans mon gros pyjama laid (parce qu’on ne peut jamais vraiment relaxer dans un pyjama  »beau ») en écoutant des épisodes d’une série télé que je ne nommerais pas mais qui consiste en des gens qui visitent différents restaurants d’une grosse ville et en donnent leur appréciation.

Tout avait l’air tellement bon je regrettais soudain l’idée de l’écouter parce que mon ventre lui, ne réalisait pas qu’il était passé 23 h et il était hypnotisé par toute cette nourriture.  Bref, j’ai pogné une esti de grosse faim de loup (garou à cette heure?).  J’avais le goût de manger, n’importe quoi juste manger.  Mes envies passaient du gros buffet de type resto chinois à une bonne poutine graisseuse en n’oubliant pas le bon gros combo gagnant du popcorn beurre, barre de chocolat et grosse liqueur.   Vous commencez à avoir faim vous aussi n’est-ce pas?  Les cravings de bouffe santé…connais pas!

Ça m’apprendra à écouter des émissions de bouffe tard le soir!

Les animateurs faisaient la visite de différents endroits quand soudain ils se sont mit à parler une autre langue.  Je n’y comprenais plus rien.  Je pense que c’est à cet instant que j’ai réalisé que je n’étais pas autant foodie (nouveau mot cool qui veut dire selon moi, des obsédés de bouffe) que je ne le croyais.

Pourtant, ils n’avaient pas changé de continent, était toujours dans la même ville et semblait tous connaître de ce qu’ils parlaient.  Des mots comme gravlax, anchoïades, aïoli lotte, bref tous des mots que j’avais aucune idée!

Je m’imaginais alors au resto avec ma gang et le serveur qui nous annonce des plats du genre avec son gros sourire fendant accroché au visage et son air constipé (ou diarrhée dépendant son menu du jour).  J’aurais l’air tellement mais tellement conne et pas  »culturisé ».  C’est comme si plus tu manges de quoi de fucké plus té rendu cool!  Pis après tu t’en vas t’embarrer chez vous pour manger ton steak, blé d’inde, patate en braillant tes émotions et maudissant les maudits  »plats à partager » qui est aussi, soit dit en passant, un gros hit de coolness!

Ouais ben au moins je partagerais mes plats (et mes microbes, et le bobo sauvage de l’autre) inconnus de j’sais pas quoi je mange, à grand coup de aaaaaaah et de mmmmmmm et de maudit que c’est bon.  Un vrai plat jouissif et orgasmique comme on les aime vendu à 25$ l’assiette pour une bouchée et demi. Un vibrateur avec ça?

En plus, de ne pas savoir ce qu’on mange, c’est rendu tendance de faire des plats fuckés.  Dans le sens plus fucké que ça tu bois des shooters de pepto bismol en apéro et en digestif pour aider à ne pas tomber en convulsions.  Je me sens tellement inspiré que je pense ouvrir mon propre resto pour bientôt.  Le staff se devra de marcher les fesses serrées, de parler avec une bouche en cul de poule et de servir des plats qu’on s’en col…ce qu’il y a dedans pourvu que c’est tendance et que ça coûte ben ben cher.

Tout sera bio, nature, sans OMG (pour oh my god), des produits locaux à moins de 100 mètres de la cour du resto.  Et surtout faite attention au chewing gum que vous cracher sur l’asphalte du parking en arrivant au resto, car il se pourrait très bien qu’il soit recyclé et vendu à 50 piastres comme un dessert tendance à saveur de bubble gum d’époque des années 50.

Bienvenue à mon resto

Le Resto de quartier chez Nadz

Casse faim (mot de 100 piastres pour dire entrées)

– Petits morceaux de navet de saison pleine croissance émincés et rôti dans l’ail nature coupé en mini miettes et servi sur un lit king size petit format de riz tellement sauvage croustillant   – 41$

– Huîtres caramélisés au cannabis légalisé médical et laquées d’un fini mat – 15$ l’unité (ajouter 12$ chacune pour la coquille inclue)

– Plat de langues aux chats élevés dans un milieu favorable et sans enclos, vermifugé et dégriffé  – 52$

– Embryon de porc braisé au vin nature de raisin sans pépins et servi dans sa poche sur un couli de baies des champs semi-comestibles – 22.50$

La résistance (les plats principaux)

* Ces plats sont à partager, bien sûr, car on ne s’attend pas à que vous avez assez d’argent pour vous en payer tout un.

Inspiration Mer

– Filet de baleine bleue échouée, patate de cave froide cuites dans une braise extérieure 6 pieds sous terre pendant un mois et algues de plage sèche de fin de vacance servi avec une sauce brune molletonnée relevé de grain de sable bitumineux du littoral – 88$

Inspiration Terre 

– Coyote sauce épicée hurlante avec légumes du jardin bio, detox, clean, super vert ramollis et coupé légalement dans du jus de fleur de lilas et d’épinette sauvage équitable.  -95$

Inspiration Ciel

– Goéland du large farci aux frites du McDonald semi digérées avec une sauce bleu ciel azur douce et amer mais épicée – 92$

Dents perdues (Desserts)

– Pointe de gâteau chocolat 125% pur, biodégradable avec un coulis de sauce aux champignons sauvages LSD – 25$

– Plat de fromages cultivés servi sur un ventre de souris sucré et un piège en bois vernis -32$

– Plaque de gomme balloune filetée dans sa bave juteuse -34$ (j’vous aurais prévenus!)

 

Haha!  Non mais je fais des blagues, moi aussi j’aime bien essayer des plats différents et j’adore les restos!

Sans rancunes et bon souper!

Nadz

Publicités

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s