M. Ordi


Mon ordi est mort hier. Il est parti tout en douceur sans même prendre la peine de me dire aurevoir. J’étais en mode relaxe, habillé en mou, assise en indien sur le coin le plus confortable du sofa à perdre mon temps dans l’univers d’internet quand M. Ordi à décidé qu’il devait se rendre au paradis de la ferraille.

Il a figé, comme si le froid de l’hiver venait de lui rendre visite. Plus rien, son dernier souffle fût rendu quand il était bien appuyé sur mes cuisses, son endroit de prédilection.

Du coup, je venais de perdre avec lui les dernières pages du roman qui m’habite, les photos de mes souvenirs pas assez importants pour partager sur facebook mais que je ne me décidais tout de même pas à me départir.

Depuis quelques jours déjà que mon hamster crânien me répétait étrangement qu’il serait grand temps que je fasse un grand tri de tout ça. De jeter les photos prisent en double, en triple, les photos pas rapport, les dossiers vides, les dossiers trop pleins de rien.

Bref, je me suis sauvé une bonne heure de ramassage de documents et de « trip down memory lane ». D’un seul coup, pouf, pu rien. Tu voulais pas prendre le temps de rien sauvegarder ou de rien classer alors voilà ce qui arrive.

J’vous avoue, j’en ai eu les mains moites et la tête légère. J’ai eu comme de la peine, comme si un animal de compagnie venait de tomber raide mort à mes pieds.

Ensuite, ça tourné en rage absurde. Les idées de le ramasser à grands coups de bâton de baseball, de le lancer sur le plancher pour lui sauter dessus à grands coup de pantoufles molles, ou encore de le maudire dans la fournaise à bois au sous-sol. Chaque scénario plus séduisant et machiavélique. J’voulais le battre à mort.

Par la suite, j’me suis sentie un peu libéré. Plus besoin de penser à faire le ménage et le tri des choses qui encombraient mon bureau. M. Ordi s’en est chargé pour moi et ça pris à peine une fraction de seconde.

J’étais tu en train de faire les différentes étapes du deuil version fast-forward moi là ?

Je me suis levé, je l’ai remise dans son tiroir habituel en pensant qu’un miracle surviendrait et qu’il me ressusciterait sur les cuisses le lendemain matin.

Aujourd’hui, il semble plus blême qu’à son habitude, moins de vie électronique je dirais. Vu qu’il n’a sûrement rien senti, je sais qu’il repose en paix au paradis de l’ordi.

Je continuerai donc mes blogues via M. Ipad, son jeune neveu. Plus fringuant, plus mince, quoique beaucoup moins récomfortant.

Bon dimanche soir

Nadz

Publicités

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s