Des millions d’étoiles


J’ai toujours su dans le fin fond de mon être que j’étais une vieille âme.  Un esprit qui avait beaucoup voyagé, vue, expérimenté, aimé, ri, bref vécu probablement un trop plein d’histoire.  Ma tête n’en est pas débordante pour rien.  Je crois aussi qu’il y a quelque chose après, une fois le corps fatigué, la fin n’est jamais la dernière porte de sortie.  Je suis une vieille âme parce que mon corps a toujours été fatigué, un peu résistant à l’idée de vivre une autre vie, encore, il me montre souvent qu’il en a eu assez.

De la première respiration dans ce petit corps qui était déjà malade, à tout récemment avec la frousse qu’il m’a donné.  Je pense qu’on reviens toujours et encore, on se répète et on passe GO, tant et aussi longtemps que les leçons ne sont pas comprises.

Ce qui me fais un peu peur dans toutes mes convictions c’est que là, cette fois, j’ai tout compris.  J’ai les deux yeux grands ouverts, le coeur sur la main, le sourire présent, l’âme vulnérable.  C’est qu’elle se fait fatigué cette âme et dans cet épuisement elle à décidé de lâcher prise, complètement.  Elle danse même si les gens la regarde, elle ri quand elle en a envie, même si parfois c’est inapproprié, se fou des qu’en dira-t-on, regarde ce qui lui donne appétit, mord dans tout sans compromis.

Donc, si mes croyances sont justes, ceci devrait techniquement être mon last call sur cette Terre.  Mon âme en a fait le tour, d’où mon goût pour l’aventure, la vivre à fond cette dernière fois.  Le pire qu’il puisse arriver c’est que je meurs…right? Et puisque je n’ai plus peur de la mort depuis que je l’ai regardé en face, il n’y a plus rien à mon épreuve.  Si je me trompe dans mes calculs et je reviens encore et encore alors je profiterai de la prochaine vie pour me reposer, j’irai travailler dans un spa où je me cacherai dans une des salle en prétendant aller faire des commissions et je dormirai le nez dans les bouteilles d’huiles essentielles.

J’ai compris que c’est ok d’être vulnérable, imparfaite, peureuse, maladroite, gaffeuse parce que c’est dans ces moments que les gens se reconnaissent.  J’ai compris que je dois m’écouter avant d’écouter quelqu’un d’autre, j’ai comprise que y’a rien de mal à s’aimer tel que l’on est et que tant pis si les autres ne t’aimes pas aussi.  J’ai comprise que pour aimer, réellement, mon âme doit rencontrer celle de l’autre.

Arrêter de faire  »la tuff » arrêter de dire une chose et d’en penser une autre, accueillir nos émotions comme elles se présentent, ne pas se mettre de mur devant ce qu’on ressent.

Au milieu de toute cette réalisation, au moment où je mis attendais le moins, j’ai rencontré une autre âme sur mon chemin, une jeune âme.  J’aime croire que nos âmes se sont reconnues.  La vieille âme qui sait reconnaître une âme pure qui voit le monde pour la première fois.

Il sait s’émerveiller avec les petites choses de la vie, il se donne sans penser aux conséquences, il fait confiance aveuglément, il aime comme si pour lui c’était la première fois.  Il rit avec tout son coeur, il sourit constamment.  Pour lui la vie c’est léger, sa tête ne s’emplie pas de pensées inutiles, il a les pieds bien ancrés dans le présent.

Nous avons beaucoup de choses à apprendre l’un de l’autre.  Quand la rencontre d’une vieille âme rencontre une jeune âme le ciel s’illumine.  Il me fait décrocher de toutes mes idées noires, je lui fais voir la vie en couleur, il me fait ralentir le pas, je le fais vivre à 100 milles à l’heure, il me réconforte quand j’imagine les pires scénarios, je lui écris une belle histoire remplie de rebondissements, il m’apprend à être plus vulnérable et à baisser les barrières, je lui montre comment rugir comme un lion et sortir ses griffes, il m’apprend à marcher, je lui apprend à danser, il m’apprend à croire en tout, je lui apprend qu’il ne faut pas tout croire, il m’apprend que tout est possible, je lui apprend qu’on peut braver l’impossible.

Je pense que quand viendra pour moi le temps de fermer les yeux pour la toute dernière fois, je lui aurai tout légué mon savoir des millions de vies de mon âme.  Je pourrai ne jamais revenir en sachant qu’il continue ma mémoire, que sa jeune âme en a encore pour longtemps à revenir et se réinventer jusqu’à ce qu’elle s’épuise à son tour.

Je l’accueillerai alors les bras ouverts et je le ferai danser au milieu des étoiles…

 

Mouah

Nadz à Hub pour toujours

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