La longue valse du temps


Le temps c’est relatif. Une minute à faire l’amour passionnément s’écoule beaucoup plus rapidement qu’une minute le revolver sur la tempe en plein milieu d’un hold up.

Pourtant, d’un côté rationnel, même si on comptait et recomptait ces mêmes secondes, vous en aurez toujours immanquablement soixante.

Deux mois de vacances d’été quand on allait à l’école, c’était une éternité!!! Sans parler de cette dernière après-midi qui n’en finissait plus de finir. La dictée était tout en longueur, les tables de multiplication se multipliaient. C’était long longtemps!

Quinze minutes de pause au bureau, t’as à peine le temps de pisser, quinze minute avec un client fatiguant, le cadran semble s’arrêter.

Deux heures de fin de soirée en état avancé d’ébriété, le temps disparait comme si on l’aurait rêvé. Par contre, le deux heures suivant, la face bien au fond du bol de toilette, c’est un long cauchemar.

Des fois j’me demande s’il faudrait passer sa vie à faire des choses que l’on trouve désagréable simplement pour qu’on puisse vivre plus longtemps. On endurait chaque secondes de calvert ou de platitude en sachant néanmoins qu’on étire notre temps.

Le pire dans tout ça, c’est qu’on oublie le temps et on oublie avec le temps. Le temps efface de notre mémoire les traits précis des visages de nos êtres tant aimés.

Le temps, on le prends pour acquis, comme s’il était éternel. En fait, il l’est…mais pas nous. Il était là bien avant nous et continuera d’avancer même après nous. Il nous a simplement invité pour une soirée.

Y’en a qui seront chanceux et pourront s’en aller au last call, d’autres devront rentrer à minuit bien sonné. Certains, ne termineront même pas leur souper et devront partir même avant le premier slow.

En plus, au fur et à mesure que le party avance, on ratatine, on blanchit, y’a des morceaux qui lâchent, on n’arrive plus vraiment à bien distinguer la grosse boule disco qui tourne au rythme de la musique dans le grand plafond étoilé.

Dehors, il a neigé, plu, les feuilles sont tombées, les branches ont bourgeonnées, la canicule fait rage.

Y’en a des gênés qui n’osent pas s’avancer et qui vont passer à côté d’une soirée merveilleuse, y’en a qui attendent de trouver un partenaire pour timidement faire quelques pas, y’en a qui s’enferment dans les toilettes pour pleurer sans se rendre compte que c’est leur chanson favorite qui passe en boucle.

Peu importe, la soirée sera vite passée, je vous invite à danser jusqu’à en perdre haleine, a essayer toutes les « moves » possibles, de la macarena au moonwalk. Même si vous ne faites pas toujours les bons pas, tant que vous continuer à danser de plus bel.

Au plaisir de vous rencontrer sur la piste de danse, je serai celle bien au milieu avec la sueur dans le toupet et les bras levés vers les étoiles…

Nadz

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