Océan


Une vie passée à flotter en surface le coeur à la dérive. Tenant maladroitement à points fermés, les rebords de son gilet de sauvetage 

Peur sensible des profondeurs de la vie.  

À force de s’étouffer à grosses gorgées salées, le corps te lève juste à moitié.  

Tu te débats parmis les bouées rouges attendant la verte qui apparaitra peut-être, si tu fais le bon p’tit gars, à la prochaine vague.  

Pourtant, le courant est fort, la pêche est bonne, mais toi té juste là. Pourquoi ? J’sais pas, toi non plus. 

Pourtant, la vie te ramasse à grands coups de marée haute. Les autres comprennent pas que la marée basse, elle, se vit de l’intérieur.  

Il fait chaud, la houle se calme juste un peu, le temps d’avaler une autre gorgée. Toi qui t’étais promis de garder la bouche fermée. 

Tu te dis, j’suis juste un osti de rat de marée! 

J’sais pas si tu sais, mais y’a du sable au fond. Le soleil arrive même à s’y infiltrer. Les vagues cèdent au calme et si tu relâches un peu, tu flotteras. 

J’t’avoue que c’est rassurant le bleu ciel, que c’est long à réaliser que y’a un bleu infini.  

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