What the fuck part 1


Y’a des jours où rien ne va.  Tu te lèves en retard le côté gauche de la face dans 2 pieds de salive sèche,  tu prends la dernière tranche de pain avec un restant de croûte moisie, tu entres dans la douche pour réaliser que t’as oublié d’acheter du shampoing.  Tu cherches tes vêtements qui sont sûrement dans le fond du bac à linge sale en essayant tant bien que mal d’extraire les derniers onces de dentifrice dans le c*%?$ de tube.

Tu roules sur le E en ne dépassant pas les 35 km/h pour économiser les gouttes d’essence restantes et en marmonnant les dents serrées  les seuls bouts de prières dont tu te souviennes.  En pleine incantation de Saint chose, tu oublies de mettre ton clignotant en tournant dans la cour du boulot, omets brusquement d’écrabouiller une octogénaire à vélo sur trois roues et dans ta hâte tu verrouilles tes clés dans le char en te prenant les cheveux dans la porte.

Tu arrives au bureau en réalisant que non seulement té vachement en retard, mais en plus, c’est jour de réunion et ta présence est requise.  Tu entres dans la salle de conférence sur le bout de tes talons hauts, le toupet en l’air, le sourire jaune, et murmure un excusez, excusez, excusez de plus en plus muet jusqu’au seul siège disponible, bien en avant de la pièce.

Tu t’assoies en entendant résonner un beau gros crack dans ta jupes, tes nylons viennent de lâcher…

  • Ah ben, ça pourrait être pire, tu t’entêtes à te dire depuis maintenant quelques heures

Le stylo te pète dans les mains, le boss te place  »on the spot », tu répliques une réponse pas mal plus innocente que ce qui semblait tellement bien formulé dans ta tête.  Les collègues rient…pas certain que tu veuilles vraiment savoir de quoi ou de toi.

Tu ressors de la réunion, la main bleue, les dents encore jaunes, les nylons respirant à grands trous.  Tu te dis, ESTI SORTEZ MOÉ D’ICITTE !

Tu sues ta vie de gêne et c’est là que tu te rends compte que dans ta hâte t’as oublié le désodorisant.

Tu prétends une urgence banale à ta secrétaire du genre

  • Bon ben, faites attention à vous autres, il y a une urgence pis Alice m’appelle, j’dois y aller…

Elle comprend, évidemment,

Bombe, faites attention à vous autre, il y a une urgence Police, appelle, j’dois y aller…

À suivre…

 

Mouah

 

Nadz

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