Le fond noir crasseux de ma pensée


Ça fait un bon bout que je le sais, que je l’a sent bouger à l’intérieur de moi.  Elle fait partie de moi, depuis trop longtemps déjà.   Ok ok, on ne panique pas, je ne suis pas en train de vous avouer que je suis enceinte, bien loin de là.   J’ai une bosse, et non, pas dans mon ventre, et encore moins dans mes culottes.

Depuis plusieurs mois déjà, on m’a trouvé une bosse, un nodule, sur ma glande thyroïde.  Osti!

Au début, je suis allée voir mon médecin parce que je sentais ma gorge rétrécir, souvent.  L’homme, conscient de mon état normal d’anxiété me rassura en me disant :

  • Fais-toi en pas avec ça Nadz, c’est juste le stress, ça te donne une boule dans la gorge, c’est normal, t’as simplement à te détendre.

Je l’aurais cru probablement pendant des années, parce que c’était logique, la fille stressée qui se sent pogné par en dedans.  Je l’ai cru, pendant quelques temps, jusqu’au moment où je réalise que la fille stressé is not so stressed out anymore.  Que cette sensation, je l’a ressentais constamment, jour et nuit, et surtout, ce qui me mit davantage la puce à l’oreille (pour ne pas dire la bosse au cou), c’est que je réalisa que cette maudite bosse, elle était ressentie seulement d’un côté de ma gorge.

Je suis retourné voir mon médecin et j’ai insisté pour passer d’autres tests.  Je connais mon corps, je connais peut-être pas tout dans la vie, mais mon corps je l’habite depuis 37 ans, j’y possède les moindres recoins.

Le verdict, un nodule, 2 cm, logé directement sur ma glande thyroïde.  Osti!

J’étais partagé entre la fierté d’avoir su reconnaître de quoi sur mon corps même avant mon propre médecin et le badrippe d’être malade….encore!

J’ai eu mon congé de maladie en juin 2014 après quelques années de hauts et de bas hospitaliers.  En janvier 2015, on décelait une bosse.

Quelques mois à peine de sortie de prison, j’étais même pas encore complétement guérie de la cicatrice du boulet à la cheville, mes poumons s’acclimataient à l’air sans barbelés, mes jambes se remettaient à courir librement.  J’avais les yeux qui commençaient à voir la possibilité d’une vie sans double vision, les mains baladeuses sur les sentiers possibles de la vie.  Tabarnac!

J’me fais opérer dans quelques jours, ils vont me décapiter, comme une sorcière de Salem, Pas assez puritaine, on m’envoie encore une fois à l’abattoir.  Les chiens!

Je sais, les émotions c’est pas bon pour la guérison  »ils disent ».  Aujourd’hui je m’en colisse!

Je suis frustré, d’avoir probablement oublié un Saint à prier, un cierge à brûler.  Les leçons de vie, je les connais par cœur, je les pratiquent quotidiennement.  Manger santé, méditer, yoga, exercice régulier, non-fumeuse, je prends du temps pour moi, je souris, je partage, j’aime, je récite les s’ils vous plaît, merci.

Je sais aussi qu’on a le contrôle sur plusieurs choses et moins de contrôle sur d’autres.   J’ai clairement perdu le contrôle sur tout…surtout ne pas perdre le contrôle.

Je devrais peut-être me mettre à chanter, ça l’air ça dégage les émotions.  J’devrais me mettre au pèlerinage, à la chasse, à la danse, au kumbaya, à la lutte, j’sais pas, de quoi pour sortir tout ça et m’enlever au corps le goût malsain de toujours se détruire par en dedans.

Je pense trop, je sais, je l’ai toujours fais.  Mais bon, je l’écris, j’ai découvert y’a bien longtemps ma façon à moi pour sortir tout ça.  Peut-être n’écrisjejejejube pas assez, j’sais pas!

Bref, j’me fais déloger cette bosse prochainement.  Le spécialiste n’a encore rien confirmé, une fois qu’ils lui verront la binette à mon petit dernier logé dans sa gorge (la mienne) ils décideront s’ils le baptiseront, ordinaire, bénin ou malin.

Le p’tit criss, il fait mieux d’avoir une face d’ordinaire!

Malgré tout, je sais que peu importe je me battrai, j’suis prête, j’ai crissé mes gants blancs au fond d’la poubelle.  Ils ne réussiront pas à me mettre en cage pour une autre fois.  J’vais me débattre avec chaque cellule de mon corps, ce sera le combat du siècle, Ali à besoin d’aller se rasseoir.

Si c’est juste un p’tit ordinaire, ce sera une autre fois, une bonne leçon que j’aurai comprise déjà plus de 9 fois, ben oui, j’suis pire qu’un chat!  J’ai déjà tout plein de projets dans la tête, des beaux, des petits, des grands, des audacieux, des colorés et des  »what the fuck was she thinking! »  

J’ai pas finie, je commence juste, assieds-toi et lis.

Il me reste tellement de chose à faire, voir, toucher, sentir, ressentir, ça fait des mois que je fais tout pour ne pas trop y penser, mais là, je me dois de l’écrire avant d’exploser.

Plus la date approche, plus je me sens comme un poisson dans un pouce d’eau.  Est-ce qu’il y a quelqu’un qui aimerait y aller à ma place ?  Je passerais GO, me ramasserais un p’tit 200 bidou pis j’t’enverrais en prison à ma place.

Quelqu’un, anyone ?  Toi qui ne veux plus vivre, toi qui prends sa vie comme acquise, toi qui fumes comme un trou à me regarder m’étendre de tout mon long ?  Anybody ?

Allez, n’ai pas peur, qu’ils me disent…ouin!  Fuck off!

Il me semble j’te verrais à ma place, dans la petite jaquette la fente au dos, les fesses face au vent.  Ça t’irait bien une belle aiguille dans le bras, ou deux, ou trois, ou dix!  Allez…..chicken!

Si j’te paie ?  Tu y vas ?  J’serais même prête à te proposer du nature, tsé, bébé, fais-le donc pour moi.

Ça me fait du bien d’en parler, ici, en compagnie de mon clavier, et de toi.

Je sais que je ne suis pas la première, et certainement pas la dernière.  Je sais que ce sentier à été battu des centaines, des milliers de fois.  Mais bon, j’avoue que j’aimerais mieux aller me promener ailleurs.

C’est de reculons, que je m’y aventure, encore une fois, ma passe de saison bien visible au cou.

J’y emporte des provisions, un cœur plus léger d’en avoir parlé, une paire d’espadrille de rechange et une avec des crampons (au cas où), et tout ce qui pourra entrer dans mon baluchon de vie.

Je ne sais pas encore si l’inspiration me prendra avant le jour de ta venue, mon enfant non désiré, alors j’vous dis de penser à moi, même si c’est juste un peu, beaucoup, passionnément.   De souhaiter que j’ai beaucoup plus de peur que de mal et que j’en ressors encore une fois grandis, souriante et pleine de vie!

Mouah

Nadz

Publicités

Un commentaire Ajoutez le vôtre

  1. Anonyme dit :

    Je sais ce que tu passe au travers, le truc garde le moral et dis toi que tu vas gagner. Life is a fight and will always be, Attitude run the world. Lache surtout pas.

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s