Ce soir le vent est dans ma tête


Je me pose souvent la question, rewind, je me pose tous le temps une quantité faramineuse de questions. Il y en a pour tous les goûts et pour tous les sujets dans cet univers mental sauvage.  L’autre soir, je me suis mise à dire tout haut ce qui me passait dans ma petite tête surchargée au mari qui lisait paisiblement bien à plat sur le sofa.

Sans censure, sans penser à deux fois, sans tourner ma langue sept fois, sans virgule, presque sans respirer.  Il lisait pendant les premières dix secondes, s’est mis à réaliser l’ampleur de la vitesse de mes pensées démesurées, déposa son livre, me regarda de ses yeux amoureux, la bouche avec un sourire en coin, me laissant déblatérer mon subconscient à haut niveau vocale.

Je vomissais mes mots, pour lui démontrer à quel point parfois ça pouvait surchauffer là-dedans.  Que je suis parfaitement consciente de la quantité d’information inutile qui circulent entres mes deux oreilles.

J’en avais presque envie de rire, ou de brailler.  J’sais ben que je pense trop, tout le temps, même mes rêves pensent!

C’est pour cette raison que je marche, jog, yogate, médite, écris, et ne me prends jamais au sérieux parce que ça m’aide à vivre avec s’te cerveau à quadruple moteur avec une force de 1200 chevaux.

Je réalise aussi qu’on à tous, a un certain point, passé proche de péter une coche à cause d’une décision beaucoup trop réfléchie.  On pense à ce qu’on devrait faire, la meilleure voie à suivre, on tente d’écouter notre coeur mais aussi penser un peu avec notre tête.  Un prend un  » problème » et on le vire sur le ventre, sur le dos, on lui chatouille le cou, lui tâte les cuisses, lui tire les oreilles, lui pince une fesse…..anything pour tenter d’atteindre le sommet de la réponse qui nous procurera un état d’apesanteur jusqu’à la prochaine question existentielle.

Je suis à l’aise maintenant avec le hamster formule 1 qui habite ma tête avec ses amis, sa famille élargie pis son voisinage fatiguant.  Je sais que je ne suis pas la seule qui en fait l’élevage et aussi qu’à force de les remettre à l’ordre, ils sont maintenant pas mal plus dociles et amicales.

Je réalise aussi que la vie, le temps, est linéaire, et que peu importe la décision prise, il n’y aura vraiment jamais de façon d’être totalement certain d’avoir prise la bonne.  Voyez-vous, vous ne serez jamais au même endroit, même moment, même instant que lorsque vous déciderez du chemin à suivre.

Vous pouvez donc, ruminer sur ce qui aurait pu être, mais n’aurez jamais vraiment de façon de vérifier l’impact d’une autre décision pour le même problème au même moment.

Vous me comprenez ?  Je me comprends.  (bon, en plus j’me réponds asteur!)

Pis dans le fond, faire des erreurs, c’est souvent drôle, ça nous ramène à nous même, et nous fait comprendre que la vie c’est ça.  Un paquet d’erreur qui font un tout, et parfois, dans le lot, une bonne décision qui nous fait croire qu’on l’a l’affaire et que dans le fond, on est pas si fou que ça !

Mouah

Nadz

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Un commentaire Ajoutez le vôtre

  1. Albert dit :

    Je lis vos textes avec grand plaisir, c’est vif, pétillant, bien raconté et… j’adore l’expression : « Ce soir, le vent est dans ma tête » ! Je mets immédiatement votre blog dans les « favoris » de mon browser.

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