Le parallèle des mondes


Avec la Sainte Valentinos qui s’en vient en gambadant les joues rosées et le coeur en chocolat, j’vous lance un texte que j’ai écris, il y a de ça quelques temps, qui, je pense, peut toucher pas mal tous et chacun d’entres nous.

La sempiternelle histoire d’un amour impossible, celle qui te gratte encore le fond de la pensée, malgré le temps qui passe et les autres amours qui se succèdent.

Alors voilà,

Le parallèle des mondes

Qui s’effleurent mais ne se touchent pas

Qui se regardent, mais ne se voient pas

Des années, de routes entrecroisées

Des années, de paroles perdues

Des années, d’oxygènes échangés

 

Un instant de probabilité

Le rideau s’est levé, sur toi, sur moi, sur l’impossibilité d’un nous

L’intensité d’êtres perpendiculairement opposés qui s’échangent en langues étrangères

Deux corps qui s’apprivoisent aux lueurs des lunes du monde

Une seconde de bonheur volé

C’est rien dans une éternité

Mais c’est tout ce qu’on pourra partager

Sans éveiller le quartier

J’ai le goût de tomber vers toi, pour toi

Mais j’sais que tu ne me tiendras pas la main

Et que j’vais m’égratigner

Tant pis, j’aime les dangers inesperés

Notre parallèle des mondes

La vente aux enchères des sentiments

S’effectuera sur le trottoir, au coin de ta rue

J’y suis déjà, depuis un bout

J’sais pas si t’avais remarqué

Les yeux dans le vide

J’t’attends, patiemment, comme une conne

Tandis que tu cours les rues avec les autres

En prenant soin de klaxonner dans mon champ de vision

Mais tu reviens toujours parker ton cœur en parallèle du mien

En me disant que le moment viendra

Et t’attends que la chance croise notre parcours

Et t’attends que les étoiles s’enlignent

Et t’attends d’être parfait

Et t’attends en pensant que j’vais sûrement t’attendre longtemps

Parce que tu penses que j’ai juste ça

Du temps à laisser chauffer ma carrosserie, qui tousse

Et t’attends, j’sais pas quoi de j’sais pas où

Et t’attends que ça lève, que ça explose, que ça vibre, que ça fasse mal

Et t’attends pour changer en quatrième vitesse

Et t’attends que le feu passe au vert à travers l’épais brouillard

J’le vois bien

Le compteur tourne, dans ta tête

Il tourne aussi, dans mon cœur

Deux endroits parallèles

Pour deux personnes qui pourraient s’aimer

Y’a plein de choses à découvrir

Au parallèle des mondes

J’t’ouvre la porte du mien, t’as qu’à suivre la lumière

Celle qui t’éclairait avant, mais que t’as oublié dans le fond d’la boite à gant

Si tu fermes les yeux, concentres-toi sur le bruit du moteur

Il te guidera vers moi

Nos mondes n’abritent que nous

J’comprends pas pourquoi t’as si peur des tremblements de terre qui se bercent

Entre nos deux oreilles

J’sais qu’il y en a, d’la magnitude

Et qu’à deux, ça serait complètement fou

Pour l’instant, je vibre, seule

J’comprends pas grand-chose en fait

Moi qui croyais détenir les clés du monde

J’comprends pas ce que je fais là

Au coin des rues Aimes-moi et Fuck off

J’ai juste le goût de m’embarquer

Et de rouler, sans jamais m’arrêter

J’comprends pas pourquoi t’aimes tant le highway

Quand les paysages à couper le souffle longent les routes moins fréquentées

J’sais que rouler vite, la nuit, ça fait donne des vertiges

Mais j’t’invite à baisser la vitre

À laisser le vent te dépeigner

Mon monde t’envelopper

L’instant d’un dépassement

Entre deux mondes parallèles

 

….Nadz….

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