Sentiers battus


Je m’oublie souvent, partout, et j’me retrouve aussi souvent, à l’improviste.

Ah mes clés !

Je connais aussi beaucoup de gens qui s’oublient, dans tout, vaillamment, comme des robots qui ne font qu’exécuter les ordres de la vie.

Ils s’oublient dans leur emplois, en rêvant à leur retraite où ils pourront finalement faire ce qu’ils veulent, parce que 60 ans c’est encore jeune de nos jours pour faire des choses tsé, vaut mieux attendre qu’agir.

Ils s’oublient dans leurs couples (j’sais pas pourquoi j’ai mise ça au pluriel) en adoptant les patois, les goûts et passions de l’autre et en s’interdisant l’interdit de peur qu’ils en voudraient réellement.

J’connais aussi des gens qui s’oublient même dans leur corps, parce qu’être invisible aux yeux de la société c’est plus facile que de rayonner.

J’me suis réveillé ce matin avec le sentiment profond qu’une seule vie ne sera pas assez pour réaliser tous mes rêves et désirs.  Bref, j’ai deux choix, continuer à rêver et foncer ou regarder ma vie passer en attendant le game over.  La seule chose dont je suis certaine c’est que contrairement aux jeux vidéos, la vie, elle ne se place par sur pause.

Que tu figes ou que tu cours avec elle, cette vie continue d’avancer avec ou sans toi.  Dans le fond, la vie c’est une estie de bitch!

Bah ouais, et elle ne n’excusera pas de l’être non plus.

J’ai lu, l’année dernière, un passage qui m’a profondément marqué.  C’était un homme d’une cinquantaine d’année qui s’imaginait avoir une discussion avec la madame bitch vie.  Il venait d’avoir un malheureux diagnostic et il lui restait tout au plus un bon gros 2 semaines à vivre. C’était écrit dans un bon français bien lisse, mais bon, j’vous le résume à la Nadz.

– Fuck vie, tu me donnes 2 semaines à vivre, non mais, je n’aurais certainement pas le temps de faire tout ce que j’veux faire !   Esti que té cheap, 2 semaines, 2 SEMAINES, tabarnac, oussé tu veux que j’ailles ou que j’accomplisse avec 2 crisse de tites semaines?

Et la bitch de lui répondre :

– Euh, c’est parce que le morveux, tu peux ben te promener avec la queue molle entre les deux jambes, parce que, j’sais pas si tu t’en es aperçu, mais j’t’en ai donné 2080 des semaines avant ton diagnostic pis t’as juste fais que de tourner en rond en te grattant le fond du nombril.  Faque ta yeule pis crève!

Morale de l’histoire, la vie avance, comme un train, un bateau, un avion, une fusée, une tortue, peu importe, que tu le veuilles ou non, que tu fasses la baboune, que tu pètes un badtrippe, elle n’attend pas pour toi….alors toi, t’attends pour quoi ?

Des fois j’m’arrête, je prends une grande inspiration, et je regarde ma vie, je l’analyse, j’écoute mes papillons intérieurs, sont-ils heureux ?  Est-ce qu’il y a assez de vent qui pousse leurs ailes à s’ouvrir au maximum ?

Si y’a de quoi qui me chicote, j’le change, pas plus compliqué que ça.  J’ai pas peur du vide, j’y ai déjà sauté plusieurs fois, des fois avec un parachute, d’autres fois les bras en croix en souhaitant pour le meilleur mais en suant ma vie en ayant peur du pire.

Suivre son chemin, ça veut pas nécessairement dire escalader le mont Kilimandjaro, sauter littéralement en parachute, driver le char de l’année, ou vivre dans un shack dans le bois parce que c’est cool et que tu fuck pas l’environnement.

Suivre son chemin, c’est justement ça, avoir les deux pieds dedans SON chemin.  Pas celui du voisin, pas celui dans lequel tu as marché un bout main dans la main avec tes parents, pas celui qui est déjà tout tracé à l’avance, pas même celui de son amoureux.

C’est pas toujours évident, et c’est surtout si facile d’emprunter celui des autres.  C’est comme si on se fait hypnotiser par la bitch de vie pour se réveiller d’un coup sec en voyant arriver la fin du chemin et essayer de tourner de bord par tous les moyens pour marcher à contretemps.

Petite nouvelle pour vous, la marche arrière n’existe pas, le backspace, ça existe sur un clavier thats it.  Même si vous essayer de tricher un peu en tentant le moonwalk, ça marchera pas j’vous dis.

Le bout du chemin il arrive quand ?  Probablement quand on s’y attend le moins.  Au tournant où les arbres sont en fleurs, en haut du champ où vous pensiez y apercevoir un bel horizon, au creux de nul part.

J’m’apprête à changer d’espadrilles, mes semelles sont usées, mais mon chemin continu.  J’ai bien hâte d’apercevoir ce qui se cache au prochain tournant.  Je n’ai plus peur ça fait longtemps, la marche en plein air, c’est bon pour les rêves ;D

Mouah

 

Nadz

 

 

 

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