Géniale lassitude


 

Un lundi matin sans partir au travail c’est comme un dimanche matin sans messe….NOT…mais bon, vous comprenez mon point de vue.  Alors je suis ici, à boire mon thé king cole (j’me prépare avant le temps pour la vieillesse) avec nul part où aller.  J’éternise les minutes, d’où le blogue sans fin qui s’ensuit, car il y en aura plusieurs qui seront passées à rien foutre durant ma trop vide journée.

Parce que voyez-vous je n’ai plus de boulot, depuis près d’un mois maintenant, et qui dit temps libre dit souvent temps long.  Mais voyons, profite de tes vacances bien méritées, me disent la plupart de mes amis.

Ouais, facile à dire pour vous mes valeureux employés, vous qui possédez un petit 2-3 semaines de congé par année et qui les rempliront jusqu’à ras bord d’activités farfelues. Voyez-vous, le problème ne réside pas dans les vacances, l’esti de problème, c’est qu’elles sont indéfinies, et surtout, que je n’ai aucune idée de la suite de mon histoire.

Mon livre de vie se termine là mais je n’ai pas comprise l’énigme ni apprise qui avait tuer le méchant.

Le bonheur des vacances au temps moderne, c’est qu’elles sont tellement rares et soumises au compte-goutte qu’on a pas le choix d’en profiter au maximum.  On retourne souvent au bureau les yeux plus cernés et l’estomac plus ballonné que lorsqu’on est parti. Ce n’est pas un hasard que vous me dites d’en profiter, et je vous en suis éternellement reconnaissante, mais sacré-moé patience!

Alors je tentes de tourner un peu moins en rond en coupant les coins carrés.  J’essaie de me bâtir une structure de journée qui me donne l’impression d’avancer dans ma vie.  J’me lève tôt à chaque matin, médite, fais un peu d’exercice, déjeune, écris, souvent je déjeune et j’écris en simultanée, pis après ben……………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………….

rien

Je regarde les minutes tic tac tic tac tic tac, pis je pense, ma spécialité !  C’est long rien faire à penser, c’est angoissant, je texte mes amis au travail qui rêvent d’inverser les rôles, je regarde netflix en continu, je vais jardiner en alignant les petites graines d’avec les grosses (ben quoi, fallait bien que j’fasse un petit sexual inuendo).

Pis là, j’en suis venu réaliser une tonne de chose durant mes longues heures de contemplation de ma vie inactive qui dérive nul part. Que les vieux (ok faut pas dire vieux, faut dire personnes âgées, bref, faut pas dire les vraies affaires, comme dire à un gros, le gros, mais plutôt, personne avec un esti de gros (fuck j’ai encore dis gros) surplus de poids ….anyways), les personnes âgées  à la retraite et qui sont seules (parce que la plupart de leurs amis sont déjà morts et que leur famille aussi ou simplement que leur famille ne les visite plus parce qu’ils sont trop occupés à ne pas  »vacancer » et aime se sentir important dans leur job de pousse le crayon.  Ils doivent trouver le temps long en tabarnac !

Non seulement ils n’ont plus rien d’autre à faire que d’attendre la mort en mangeant mou, ils sont souvent un peu amoché physiquement tout en conservant la totalité de leur esprit vif.

Pourtant, si on prendrait simplement le temps de les écouter, ils ont des années d’emmagasinées qui n’attendent que d’être racontées.

Et j’ose me lamenter en trouvant le temps long tout en étant en parfaite santé, encore moyennement jeune (hum hum),  et surtout que dans un passé pas si lointain, j’étais en congé forcé pour maladie et que j’me disais qu’une fois rendue l’autre bord de la montagne à gravir jamais plus j’oserais m’arrêter au mur des lamentations.

Pourtant, m’y voilà encore, dans mon pèlerinage préféré, de quossé the fuck que j’vas faire de ma vie ?

Pis j’me lamente…

J’me console en me disant que j’ai tout de même apprise des choses dans toute cette inactivité, toute sortes de crap qui me seront utiles tout au long de ma piètre existence.

Les voici en ordre imprécis ; j’veux avoir du plaisir, je ne dois jamais reculer devant l’affirmation de soi, je veux avoir le sentiment d’aider les gens, l’écriture fait partie de mon âme, les mots m’habitent, je veux avoir le souffle rempli de bonheur, j’aime mieux ne pas travailler que de me lever à chaque matin de reculons, je ne suis plus la même personne et je change constamment, je suis plus intelligente que les gens m’en donnent crédit, je suis plus groundé que les gens m’en donnent crédit, je suis plus tête de cochon que les gens me donnent crédit, j’ai moins de crédits que la plupart des gens, j’ai faim souvent, j’aime prendre le temps pour me retrouver, je n’ai pas honte de dire que je ne travaille pas, surtout en te voyant les yeux cernés et le coeur stressé, j’aime les gens, j’aime la vie, j’aime la sensation de ne pas savoir où je m’en vais et m’en foutre complètement.

En fin de semaine, une amie m’a décrite à une tierce personne en disant ceci, y’a des gens qui sont mélomanes et vibre de musique,  Nadz elle aime les gens, Nadz c’est une mélogens.

J’avoue que j’aime bien ce mot pour me décrire.  C’est vrai que j’aime les gens, je me dis que chacun à son histoire qui vaut la peine d’être écoutée, comme la musique en fait.  La musique de nos vies.

En ce moment, ce qui me fait tripper, c’est le visage des gens quand ils me demandent ce que je fais dans la vie en se foutant pas mal de ma réponse parce que dans le fond je sais bien qu’ils désirent simplement m’énumérer la longue liste de choses qu’eux font.

Tellement rigolo d’observer leurs réactions quand je leur répond, mon visage orné d’un grand sourire,

aaaah moi ?  bah, j’fou rien du tout!  

Et eux de me répondre,

mais oui, mais sérieux, tu fais quoi ? avec un visage un peu plus crispé et le sourire jaunissant

Et moi de leur répondre à nouveau,

ben rien, absolument rien, je profites de mes journées 

Quoi!  Tu fais genre rien ??????

Échec et mat

Du coup, tous leurs repères s’envolent, ils s’agrippent à leur mince réalité du chèque de paie hebdomadaire et de leur retraite où ils pourront finalement faire ce qu’ils veulent, tandis que moi j’fais déjà ça, ce qui me tente, sans avoir 60 ans et la bedaine à terre.  Ça défi leur logique des balises qu’on se doit de suivre pour avoir une  »vie réussie ».

Je prends le temps pour moi, le temps de remettre mon compteur à zéro, de m’écouter l’intérieur voir ce qu’il me jase, avant d’entreprendre le prochain voyage du travail.

Dans le fond, on devrait tous faire ça à un moment donné, ça devrait être chose courante, la trentaine arrive, paf, le bureau te donne 6 mois de congé pour explorer qui tu es devenu.  Parce que voyez-vous, après les 12 années obligatoires sur les bancs d’école, viens ensuite le pas obligatoire mais le mal vue si tu ne le fais pas, processus des études supérieures,  et tout de suite après le marché du travail te rentre dedans.

Aucun moment pour respirer et prendre son pouls, roulant à toute vitesse vers le burn out ou la retraite, où l’on se réveille brusquement d’un genre de grand rêve qui fût notre vie réglé au cas de tour mais jamais vécue.

Je serais curieuse de savoir, si chacun d’entres vous prendraient une années sabbatique, si vous retourneriez au même travail à la fin de celle-ci.  Si oui, tant mieux, vous avez trouvé votre passion, mais pour les autres, qu’attendez-vous pour vivre ?

Je le sais c’est quoi ma passion, c’est évident depuis trop longtemps que c’est l’écriture, mais bon, pour le moment il faut que je sois réaliste en sachant très bien que je ne gagnerai sûrement jamais des millions en noircissant mes pages, mais du moins j’ai le bonheur d’essayer.  C’est un peu comme dire, mon rêve c’est gagner à la loterie, oui mais en attendant les numéros gagnants qui changent pas le monde sauf que…. tu fais quoi ?

Alors en attendant, j’écris mes niaiseries et étonnamment, les gens se reconnaissent parmi celles-ci.  De plus, je travaille très fort sur mon bronzage, avoir de belles cuisses fermes, prendre des siestes dans mon hamac et téter mon thé jusqu’à la dernière gorgée.

C’est de l’ouvrage!

J’ai découvert que j’aimais les gens, que je veux avoir le sentiment d’aider, mais je n’ai pas encore mise le doigt sur le processus que j’entreprendrai pour arriver à ma prochaine carrière.  En attendant, y’a l’été qui passe et je compte bien en profiter pendant que vous continuer à vous faire blanchir sous vos lumières bureaucratiques.

En terminant, ma chronique chialage du lundi matin, je vous laisse sur ses mots précieux mais oooooh formidables.  Les gens qui utilisent l’expression

C’est génial !

me tape royalement sur les nerfs…je sais pas pourquoi, probablement parce que j’ai l’impression qu’ils essaient de péter plus haut que leur trou subventionné.  Pu capable!

Ohhhhh ai-je écris tout haut ce que plusieurs pensent tout bas ?  Tape la-dedans!

Qui suis-je pour me moquer des mots, moi qui les aime tant ?

Bah, j’me dis que les mots, c’est un peu comme les vêtements, si tu peux les porter, garde la tête haute et les fesses sorties, mais viens pas te pavaner en Givenchy en cachant tes caleçons troués dans le fond de ta sacoche.

Je vous laisse sur ses paroles sages sans fondements aucuns mais qui ont l’obligeance de faire pianoter mes doigts sur un clavier et me faire croire qu’un jour chaque lettre que je taperai fera retentir mon compte en banque.

Ça, se serait tout simplement GÉNIAL!!!!!!

aaaaaargh (vomi dans ma bouche)

 

Mouah

Nadz

 

 

 

 

 

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