Des mots et d’la marde


Ça fait littéralement des heures que je regarde l’écran blanc.  J’pense que j’suis constipé d’écriture.  J’ai une grosse envie mais rien ne sort.  J’me dis, rien ne se perd, rien ne se crée.  J’me dis que les petits plaisirs de la vie sont souvent plus le fun que les gros.  J’me dis que j’m’ennuie de toi et que ça me fait perdre mes mots.

Ce sont des soirées comme celles-ci, qui me font douter de moi.  Ça y’est, j’me suis perdue parmi tout ça.

C’est comme avoir faim sans savoir quoi manger.  C’est comme avoir soif, mais pas de toi.

Écrire m’enlève toujours la boule dans la gorge, le boulet à ma cheville, mais ce soir, tout semble bien attaché.

Ah oui, j’ai vu une famille qui vivait à travers la lentille aujourd’hui.  J’ai trouvé ça vraiment triste.  De tout figer dans le temps au lieu de prendre le temps.

Tout bouge dans ma vie, alors peut-être que j’ai moins besoin de faire bouger mes neurones.  J’me sens en transition, comme une tortue qui change de carapace.  J’me sens bien et mal en même temps.  J’me sens ici et déjà là.

Alors j’essais d’écrire sans fond.

Alors évidement que ça fonctionne pas fort.

Le monde continue de tourner, encore et toujours de la même façon, les jeunes ont peur d’aimer, les vieux ont peur de la solitude, les hommes préfèrent les minces, les femmes préfèrent les gros, les uns parlent des autres et les autres parlent de toi, les gens regardent leurs téléphones pour se rappeler qu’il faut regarder ailleurs, j’ai envie de crier des beaux mots à des gens laids, tout est toujours bon quand tu as faim, le linge est toujours plus beau quand t’as pas une cenne, l’intérieur fini toujours par sortir à l’extérieur, y’a encore des gens qui ont peur d’eux-mêmes, je dors mieux avec des bouchons, y’en a qui voit mieux avec des œillères, la première gorgée d’eau est toujours la plus désaltérante, ça me prends toujours de la bonne toune pour écrire pis d’la bonne musique pour fourrer, je sens que l’inspiration revient malgré moi la salope, il ne reste plus beaucoup de journée d’été mais pas mal beaucoup d’hiver, l’écriture vient en écrivant, l’appétit vient en mangeant et l’amour vient en aimant, y’a encore des gens qui disent j’ai peur d’aimer, quand véritablement c’est l’affaire la plus belle sur la terre, même si on aime pas toujours la bonne personne, les corneilles me font encore peur, les clowns, un peu moins, j’suis en train de chier une diarrhée de mot pour pouvoir par la suite écrire convenablement, vous êtes témoin d’une écrivaine en chaleur rédactionnelle, c’est long écrire rien en pensant à tout, c’est long aussi se toucher en pensant à toi, c’est long se coucher quand té pas vraiment fatigué, c’est long aussi courir quand té pas vraiment en forme, c’est long un pénis bandé, pas tous, certes, mais certain, voyons, les images qui défilent dans ma mémoire ne forment certainement pas un casse-tête, les billets dans mon compte en banque ne forment certainement pas une fortune, les mots je t’aime ne forment pas nécessairement l’amour, pis fourrer fort donne pas toujours des enfants forts, pis j’boirais du fort, c’est long courir quand t’as bu du fort, c’est pas beau du linge à 5 cents, je m’ennuie des téléphones attachés au mur, je m’ennuie de toi qui m’accote au mur, je me sens parfois au pied du mur, ça ferait beau un tableau d’un artiste locaux sur mon mur, local rime avec bocal, ça rime aussi avec amygdale, les coïncidences n’existent pas, y’a plein d’autres choses qui n’existent pas non plus, comme le bonhomme 7 heures, surtout pas à 21h17, sinon il serait en retard sur sa tournée des petits pas fins, il m’a jamais visité, peut-être parce que j’lui aurais donné une grosse claque, ou un gros french, ou les deux en même temps, des fois, quand j’me comprends plus, je comprends mieux, pour avoir peur de soi, il ne faut pas se regarder souvent, pour avoir peur de soi, faut être peureux en calvert, quand t’as peur de toi, si tu te fais BOU dans le miroir, t’as tu peur pour vrai ? la vie est un temps sans fond mais tout le monde manque de temps pour faire les choses qui leur font plaisir, comme rien, rien faire ça fait toujours plaisir, mais ça donne pas d’argent alors on préfère courir avec du cash que relaxer avec rien, rien ne se passe entre nous deux pis ça me fait chier, les mots aussi me donnent envie de chier, le gruau aussi, pis j’aime pas sa texture, la tienne non plus d’ailleurs, trop de poil, ou pas assez, j’me rappelle plus, il faisait noir, il fait toujours trop noir quand le linge décolle, donc le vêtement est directement lié avec l’électricité, c’est vrai des fois, quand on l’enlève vite, y’a des étincelles, c’est l’fun se donner des chocs, j’en prendrais bien 2, pour mon auto, qui vieillit, mais tu peux te frotter sur moi aussi, les soirées sont fraîches, et j’suis pas toujours franche, le bois franc est toujours plus cher que le laminé, sauf en spécial, une chose en spéciale est toujours plus spéciale, le spatial produit les étoiles, les étoiles se perdent dans mes yeux, les étoiles j’en veux en spécial.

J’te trouve pas mal spécial…

Mouah

Nadz

 

Publicités

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s