Douce langue


Ça fait du bien à l’âme d’écrire en français, de retourner un peu à ses racines.  Je vis une double vie depuis quelques temps déjà.  Parler une autre langue, toucher la tienne, me fait oublier un peu plus chaque jour qui je suis.

Cette double vie devient sournoisement la mienne, celle qui doit maintenant être la seule.  J’apprends à me connaître comme jamais et tout doucement j’aime qui je suis, deviens.  Une sorte de paix intérieure se dessine à chaque fois que le vent veut bien cesser de souffler.

J’étais toujours la femme d’un autre, l’amie de l’autre, celle qui ne fait pas trop de bruit au fond de la pièce.  Je prends maintenant humblement la place centrale sur la grande scène de ma vie.

Je n’ai aucune idée où cette nouvelle vie me mène, les vagues fracassent le rivage et j’ai le goût salé du grand large sur mes lèvres, je n’ai plus peur.  Je suis mon coeur et il me parle de choses nouvelles.

La vulnérabilité emporte avec son courant des particules de sables qui étaient jusqu’à présent enfouies dans les lignes de l’anonymat.  Je découvre, comme un enfant faisant ses premiers pas, que le monde seul, est encore plus grand que nature.

Je reviens à mes premiers amours, avec un renouveau dans mon âme.  Le français. les longues soirées à écrire, seule, musique aux oreilles et le coeur sur la main.  Je sais que l’amour m’attendra, au prochain coin de rue, quand je m’y attendrai le moins.  Je ne le cherche plus, peu m’importe, la solitude me rends belle.

Cette mystérieuse mélancolie m’enveloppe d’une douceur nouvelle.

Et je l’aime, elle est souvent de meilleure compagnie que la plupart des hommes de ma vie.  Ces hommes qui me regardent comme un objet, ne comprennent pas qui je suis, et c’est tant pis.

La vie est trop courte pour attendre le prochain passant, je suis là, maintenant, personne ne sait ce que demain peut emporter dans sa nouvelle marée.

J’ai envie d’amour, de regards complices, de mains qui me touchent, de lèvres qui me goûtent, j’ai aussi envie de vulnérabilité, de réalité, de grandes discussions jusqu’à l’aurore, de draps froissés, de je t’aime susurrés à l’oreille, de vérité, de sensualité, de l’odeur d’un corps qui m’enivre les sens, de douceur, de chaleur.

Je n’attends pour personne.  Plus maintenant, plus jamais.

Je me laisse aller où la vie me guidera.  Une vague à la fois.

Patience….

 

Mouah

Nadz

 

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